
La ville de Nice a bénéficié d’une planification urbaine continue durant les trois siècles précédant son rattachement à la France en 1860.
En effet dès la renaissance, Nice, unique débouché vers la mer des Etats de Savoie appliquent les préceptes urbains de Turin.
La création du Consiglio d’Ornato (Conseil d’Ornement), en 1832, décida de l’organisation structurelle de Nice et de son évolution. Il illustre cette volonté de garantir une cohérence, un équilibre de la ville en tenant compte du contexte historique, social et économique.
La ville lui doit notamment son armature urbaine actuelle : de grands boulevards de ceinture, comme le boulevard Victor Hugo, de grands axes comme l’avenue Jean Médecin et la Promenade des Anglais, et des places qui perdurent telles Masséna ou Garibaldi.
L’augmentation importante de la population, après-guerre et lors de la décolonisation, va entraîner un boom immobilier, dont les réalisations souvent conçues dans l’urgence, sont parfois bien loin de l’esprit de l’urbanisme niçois.
Aussi, a-t-il été nécessaire d’élaborer en 1996, un nouveau Schéma Directeur d’Urbanisme dont l’objectif est : harmoniser, renforcer l’identité de la ville, recomposer et dynamiser la cité afin d’améliorer son image.
Les ambitions de cette politique d’urbanisation sont de donner à l’agglomération niçoise une cohérence de développement en respectant la trame urbaine, celle déjà bâtie assez dense et celle en devenir, ainsi que le paysage. Ce Schéma Directeur d’Urbanisme de la ville est régulièrement actualisé.
Ces choix imposent l’adoption de règles adaptées prises en compte par le Plan d’Occupation des Sols (POS) d’ailleurs très bientôt remplacé par le PLU (Plan Local d’ Urbanisme), plus proche des préoccupations des niçois.
C’est à ce souci de concertation et d’information sur l’urbanisme, l’architecture et l’aménagement que répond la création du Forum d’Urbanisme et d’Architecture et de son extension, la Maison des Projets, en plein cœur du Vieux Nice, Cours Saleya.

